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mardi 24 avril 2007

Une mise au point nécessaire

Vous connaissez mon goût pour les Théories. Peut-être me rassurent-elles sur une certaine pérennité du monde alentours, en tous cas sur une rationalisation de sa complexité, à tout le moins sur un présupposé scientifique dont le principe de causalité soutendrait le paradigme.
C’est pourquoi, à l’appui de ma réflexion vespérale, j’aimerais évoquer une conjecture qui m’est chère : La Théorie du Complot.
Elle éclairera d’un jour nouveau je crois, les évènements récents survenus une sinistre nuit d’avril. On sait bien que les puissants de ce monde nous mentent, depuis la mort supposée accidentelle de Claude François, jusqu’à cette ridicule hypothèse qui voudrait qu’Armstrong ait marché sur la lune, alors qu’on sait bien que ce n’est qu’imposture ficelée par la CIA et filmée aux studios de Pinewood de Londres par Stanley Kubrik, pour contrer l’URSS dans sa courses à la maîtrise de l’espace. On ne me la fait pas à moi !
Par conséquent, fort de cette certitude que le monde s’évertue à ruiner mes projets les plus audacieux, je SAIS bien que tout ce qui m’est arrivé ce fameux dimanche soir de sinistre mémoire n’est qu’une entreprise de déstabilisation dont le but était de me déstabiliser (donc).
Quel groupe de pression a agi dans l’ombre moite et malodorante de la dissimulation pour me faire perdre mes moyens ? Je suspecte une cabale. On sait bien que le chanteur du groupe est TOUJOURS en bute à la rancœur et à la jalousie de son entourage, et que tôt ou tard on peut craindre le pire pour son intégrité morale et physique. Jim Morrisson, Kurt Cobain, John Lennon en sont morts, et Chantal Goya fut elle-même en bute aux pires vexations alors qu’elle était au sommet de sa gloire.

Reprenons les faits.

1/ EcoloSong : Pourquoi ces changements si fréquents de versions, ces multiplications d’interprétations, ces changements soudains d’instruments, ces revirements, ces variantes échevelées ? si ce n’est pour me désorienter et me faire douter.
2/ La boisson ambrée : Nous avions une tradition établie. Tout se déroulait suivant un ordre immuable : café, répète, cigarette, boisson ambrée (ad lib). Et tout soudain : introduction de cette boisson du Diable, le limoncello (maudites soient les moustaches de l’arrière grand-mère de son inventeur). Là encore, travail de sape.
3/ Le chien qui rentre par le vasistas. On ne me fera pas croire que cette gentille bête soit rentrée toute seule. Quelqu’un l’a poussé. Complot !
4/ Le verre cassé. Peut-on me dire qui a vaseliné le dessous de mon verre de limoncello afin qu’il glisse et tombe sous l’effet des vibrations de l’ampli sur lequel je l’avais posé, alors que JAMAIS jusqu’ici pareil incident n’avait été à déplorer ? Intimidation !
5/ Enfin, bien sûr, les circonstances, cousues de fil blanc, de ce prétendu accident. JE DÉMONTRERAI, Messieurs de la Cour, que cet évènement résulte de la préparation minutieuse d’un plan machiavélique ourdi par des factieux sournois dont je mettrai en lumière l’ignoble machination !
Ce sombre véhicule, tapi dans l’ombre, fut l’instrument d’un noir dessein. On a compté sur mes faiblesses oculaires (cf article précédent sur la vision périphérique) et ma légère désorientation temporo-spatiale dans un contexte trouble. On savait également, qu’atteint de lésions auditives irréversibles, j’ai du mal à déterminer l’origine des sons.
Messieurs les Jurés, je vous fait seuls juges, et je ne doute pas qu’en ces circonstances vous réclamerez le non lieu.

Après avoir passé en revue les moyens employés pour perpétrer ce forfait, je pose la question : quel en est le mobile ? plus abruptement : à qui profite le crime ? Qui aurait intérêt à ce que je craque ?
Je ne peux croire qu’aucun des membres du groupe ait pu se prêter à une telle manipulation ; je leur conserve toute ma confiance. Mais à l’inverse j’attends de chacun d’entre eux une indéfectible adhésion. Je ne tolérerai aucun faux fuyant. L’ARTISTE, malgré son apparente solidité est un être fragile, dont la sensibilité à fleur de peau fait de lui un être à part.
Chers amis du Groupe, nous ne sommes pas comme les autres. En nous brûle une flamme antique qui nous consume. Il nous appartient d’unir nos flammes afin d’éclairer ceux de nos contemporains, nombreux, qui avancent dans l’obscurité. Sans nous, ils n’accéderaient jamais au ROCK’N ROLL. C’est notre responsabilité, notre fardeau, la croix que nous traînons sur le chemin escarpé qui mène au sommet de l’art. soyons digne de cette charge.
En vérité je vous le dis, compagnons musiciens, et pour paraphraser le pape : « N’ayez pas peur ! » rassemblés autour de la musique, serrons-nous les coudes d’une main, prenons le micro de l’autre et chantons à l’unisson : « Groupons nous, et demain, le Rock’N Roll sera le genre humain ».
Amen.

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