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lundi 4 juillet 2011
Celui à Qui Nous Avons Dédié Notre Salle de Répète : 40 Ans Déja
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dimanche 3 juillet 2011
Soirée Verveine Pour l'Annif du Leader Maximo

Petite soirée impromptue ce samedi soir chez les Ch..., a la tarde à l'occasion de l'anniversaire de notre Leader. P. a 46 ans. Au lendemain de la fête donnée par Hub et Valou pour leur prochain déménagement et l'incident incroyable du vol de trois porte-monnaie durant la soirée par l'un ou l'une des invités présents, c'est un moment agréable et convial auquel nous ont conviés nos hôtes.
Tapas, champagne, ambiance vespérale.
Notre Liz attendrait-elle un heureux évènement ? Non ! son embonpoint résulte d'un défaut de reconstruction de ce panoramique...
Magie de l'illusion : ce muselet habilement tressé par Philou présente, tel Janus, deux silhouettes stylisées du buste d'une jeune femme. Apéro ne rime pas nécessairement avec beuverie. Les UFR savent élever le niveau pour explorer les talents de chacun !
L'émotion est à son comble, après les pizzas Mignon, Pierre et Liz affirment leur amour en un baiser fougueux qui n'a rien à envier à celui, plus médiatique, de Bébert de Monac et de sa femme Sud'Aff.
Le Président évoque son jeune mandat aux commandes de la Compagnie du Cercle. Modeste il parle d'une possible passation de pouvoir à la prochaine assemblée. Mais ce n'est là que coquetterie : On ne change pas une équipe qui gagne.
La verveine du jardin prolonge cette agréable soirée, tandis qu'on discute du prochain showcase des UFR à Ritchwood Hall.
Avec des mots plein d'émotion et de poésie, tel un troubadour qui nous conterait quelque fait épique, Le Leader nous présente un échantillon de sa récolte..
Une tisane à boire et à manger.
Le Président est épuisé par sa charge. Il est temps de se séparer...
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mardi 28 juin 2011
Secret de Concert : La Légendaire Souplesse du Chanteur
Cette agilité de chat, cette aisance naturelle que le Barde lui envie, et qui contribuent au premier chef au succès incomparable du groupe en concert, Mitch, le chanteur des UFR dont la discrète élégance le dispute à un mental d'acier, les doit à un squelette parfait, que nul sport n'a jamais abîmé et qu'un régime de compétiteur de haut niveau a maintenu dans un état de conservation qui force l'admiration à un âge aussi avancé. Malgré les manipulations complexes de micro, les mouvements incessants de l'ossature de la cage thoracique, et le rythme effréné imposé à des membres inférieurs taillés pour l'arpentage des scènes les plus vastes "Le Sage" poursuit depuis bientôt cinq ans ce marathon du rock au long d'une carrière incomparable.
D'ores et déjà le chanteur a fait don de son squelette au musée du rock à Memphis, lorsque dans de nombreuses années il sera temps pour lui de rejoindre ses idoles à Graceland in Heaven, le paradis des célébrités du Rock'n roll et que les plus grandes sommités de la communauté scientifique pourront enfin examiner son corps et répondre à cete question : Mitch était-il de nature Divine, ou Héroïque ? .
samedi 25 juin 2011
Un Nouveau Micro : Modèle Fukushima
Vous lisez la presse avec discernement et méfiance, votre sensibilité flirte avec les thèmes chers à la Joly Eva, et Monsieur Hulot ne vous laisse pas indifférent. Leurs thèses sur les danger du nucléaire allument dans votre tête des voyants rouge, et vous êtes un fan inconditionnel de EcoloSong le titre-phare des Undertakers dont notre Ultrabassiste à jeté les mots sur le papier avec la rage du désespoir face l'indifférence confortable avec laquelle nous sombrons chaque jour un peu plus dans le chaos écologique entraînant dans notre épave le futur sombre de nos progénitures prostrées.
Bref vous êtes un citoyen averti, responsable, amateur de la vraie musique : le Rock'N Roll, celle qui a accompagné toutes les étapes de notre vie, depuis notre plus tendre adolescence jusqu'à nos jours, et qui nous a inspirés, apaisés, nourris et divertis sans faillir, qui jamais n'a triché ni cédé au sirupeux chant des sirènes d'une industrie musicale moribonde dans sa forme actuelle.

Si de plus vous êtes chanteur, ce micro est pour vous. Outre ses capacités sonores hors du commun, il présente plusieurs avantages.
Muni d'un câble type téléphone, il permet de ne pas s'emmêler les pieds dedans et procure un large rayon d'action depuis la scène jusqu'au coeur du public.
Sa forme pommeau de douche et son caractère étanche jusqu'à mille mètres permettent le chant dans toutes conditions d'humidité, depuis la douche domestique jusqu'aux contreforts de la fosse des Mariannes.
Il est muni d'un dispositif "choc à trois cent" approuvé par le Dr. House, utilisable en concert pour ranimer dans l'urgence pendant le pont musical une fan âgée hystérique dont le coeur défaillirait à la vue de notre Leader Maximo.
Il permet de tester l'innocuité radioactive de la salle de concert. On sait que le massif central ou la bretagne notamment sont des régions fortement émettrices de gaz radon qui s'accumule dans les caves et les espaces clos et affole au delà de toute mesure tous les seuils d'alerte. La fonction "compteur Geiger" de ce micro permet donc de jouer en toute sécurité, ou de négocier un contrat plus important au vu des dommages encourus.
Enfin, comme dirait Charlotte Lebon, la charmante miss-météo du Grand Journal de C+ de sa voix mutine aux accents caribous : Il peut servir de moyen de contraception ! Madame peut en effet avantageusement remplacer le pénis flacide de son cinqua habituel par cet ustensile hygiénique, muni de tous les réglages permettant de varier les distractions en écoutant son titre des Fossoyeurs préféré...
Un bien bel objet donc, que le chanteur des UFR, Mitch le Sage, projette de tester prochainement pour le concert du 13 juillet.
Bref vous êtes un citoyen averti, responsable, amateur de la vraie musique : le Rock'N Roll, celle qui a accompagné toutes les étapes de notre vie, depuis notre plus tendre adolescence jusqu'à nos jours, et qui nous a inspirés, apaisés, nourris et divertis sans faillir, qui jamais n'a triché ni cédé au sirupeux chant des sirènes d'une industrie musicale moribonde dans sa forme actuelle.

Si de plus vous êtes chanteur, ce micro est pour vous. Outre ses capacités sonores hors du commun, il présente plusieurs avantages.
Muni d'un câble type téléphone, il permet de ne pas s'emmêler les pieds dedans et procure un large rayon d'action depuis la scène jusqu'au coeur du public.
Sa forme pommeau de douche et son caractère étanche jusqu'à mille mètres permettent le chant dans toutes conditions d'humidité, depuis la douche domestique jusqu'aux contreforts de la fosse des Mariannes.
Il est muni d'un dispositif "choc à trois cent" approuvé par le Dr. House, utilisable en concert pour ranimer dans l'urgence pendant le pont musical une fan âgée hystérique dont le coeur défaillirait à la vue de notre Leader Maximo.
Il permet de tester l'innocuité radioactive de la salle de concert. On sait que le massif central ou la bretagne notamment sont des régions fortement émettrices de gaz radon qui s'accumule dans les caves et les espaces clos et affole au delà de toute mesure tous les seuils d'alerte. La fonction "compteur Geiger" de ce micro permet donc de jouer en toute sécurité, ou de négocier un contrat plus important au vu des dommages encourus.
Enfin, comme dirait Charlotte Lebon, la charmante miss-météo du Grand Journal de C+ de sa voix mutine aux accents caribous : Il peut servir de moyen de contraception ! Madame peut en effet avantageusement remplacer le pénis flacide de son cinqua habituel par cet ustensile hygiénique, muni de tous les réglages permettant de varier les distractions en écoutant son titre des Fossoyeurs préféré...
Un bien bel objet donc, que le chanteur des UFR, Mitch le Sage, projette de tester prochainement pour le concert du 13 juillet.
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vendredi 24 juin 2011
mercredi 22 juin 2011
lundi 20 juin 2011
On N'Est Toujours Pas Prets... Mais Sur Un Malentendu...
Un concert privé sera organisé à Ritchwood Hall le 13 juillet. Voici le programme musical proposé par notre Leader :
Voici deux possibilités de programme avec les songs choisies mercredi dernier:
MIXE :
-S.H.Chicago
-Proud M.
-Road J.
- Doc. B.
-Every B.
-Dutronc F. P.N.
-Chupa chups
_____P_A_U_S_E____
-Brown S.
-Juke Box
-S.H. Alabama
-Wath Ever
-Cochon
-God save
-Caroline
- B.D.Scene
ou SEGMENTE :
-B.D.S.
-Chupa Chups
-Doc B.
-Dutronc F.P.N.
-Juke Box
-Cochon
___P_A_U_S_E______
-Proud M.
-S.H.Chic
-Road J.
-Everyb.
__R_E_P_A_U_S_E__O_U__P_A_S___
-Brown S.
-S.H.Alaba
-Wath ever
-Gode save
-Caroline
Toute autre idée est évidemment bien venue
A +
Voici deux possibilités de programme avec les songs choisies mercredi dernier:
MIXE :
-S.H.Chicago
-Proud M.
-Road J.
- Doc. B.
-Every B.
-Dutronc F. P.N.
-Chupa chups
_____P_A_U_S_E____
-Brown S.
-Juke Box
-S.H. Alabama
-Wath Ever
-Cochon
-God save
-Caroline
- B.D.Scene
ou SEGMENTE :
-B.D.S.
-Chupa Chups
-Doc B.
-Dutronc F.P.N.
-Juke Box
-Cochon
___P_A_U_S_E______
-Proud M.
-S.H.Chic
-Road J.
-Everyb.
__R_E_P_A_U_S_E__O_U__P_A_S___
-Brown S.
-S.H.Alaba
-Wath ever
-Gode save
-Caroline
Toute autre idée est évidemment bien venue
A +
dimanche 19 juin 2011
Un Dentiste Bien singulier..
Le secret de la colossale fortune de Poun ? Facile : déguisé en dentiste local, il écume les marchés de Calcutta pour arracher aux pauvres les dents qu’il réimplante aux riches nantis nîmois en faisant une hénôrme plus-value ! Pas étonnant qu’il puisse se produire sur scène avec les instruments aux marques les plus prestigieuses.
Son modus operandi , bien rodé, est toujours le même face à la misère et l’illétrisme des gens de peu : il attire le chaland dans ses rets en avançant un état buco-dentaire déplorable. Il arrache alors sans anesthésie les dents commandées quelques jours plus tôt par ses commanditaires du quartier de la Tour Magne, puis abandonne ses victimes édentées à leur triste sort. Les récalcitrants, les mécontents sont impitoyablement livrés à des forces de l’ordres sous-payées, donc aisément subornables au moyen d’un maigre bakchich.
Cette photo volée par un photographe de presse en immersion dans la population indienne nous est parvenue un peu par hasard alors que nous faisions des recherches dans google pour un article futur. Quelle ne fut notre surprise en découvrant sous les traits de cet intouchable au bonnet bleu, le faciès caractéristiques de notre "ami". Gageons que désormais, confronté à sa forfaiture, il brandira avec un peu moins de véhémence ses idées socialisantes sur les inégalités et l’injustice des hommes !
Son modus operandi , bien rodé, est toujours le même face à la misère et l’illétrisme des gens de peu : il attire le chaland dans ses rets en avançant un état buco-dentaire déplorable. Il arrache alors sans anesthésie les dents commandées quelques jours plus tôt par ses commanditaires du quartier de la Tour Magne, puis abandonne ses victimes édentées à leur triste sort. Les récalcitrants, les mécontents sont impitoyablement livrés à des forces de l’ordres sous-payées, donc aisément subornables au moyen d’un maigre bakchich.
Cette photo volée par un photographe de presse en immersion dans la population indienne nous est parvenue un peu par hasard alors que nous faisions des recherches dans google pour un article futur. Quelle ne fut notre surprise en découvrant sous les traits de cet intouchable au bonnet bleu, le faciès caractéristiques de notre "ami". Gageons que désormais, confronté à sa forfaiture, il brandira avec un peu moins de véhémence ses idées socialisantes sur les inégalités et l’injustice des hommes !
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vendredi 17 juin 2011
Cauchemar de Batteur
Je regardais Phil Le Carré dernièrement. Il avait les traits tirés, et une lueur d'épouvante semblait hanter encore ses yeux rougis aux pupilles dilatées. "Lendemain de feria" m'objectera le nîmois de souche, opposant l'évidence aux conjectures les plus folles sur l'état d’esprit de notre moulineur de fagots. Mais ce n'était pas celà : Quelques jours auparavant j'avais pu constater qu'il avait traversé sans encombre la succession de bodegas dont nous avions honoré les comptoirs. Exercice dont d'autres, dont ma légendaire discrétion m'oblige à ne pas révéler l'identité, s'étaient nettement moins bien tirés.
"Phil, tu as mauvaise mine !", lançai-je pour rompre le mutisme qu'il opposait à ma sollicitude tandis-qu'il contemplait son limoncello d'un regard morne. C'est d'ailleurs ce détail qui m'alertait. Dieu sait qu'on ne connait à notre Carré aucun vice notable. D'un naturel sobre, il avait cessé de fumer depuis plus d'un an. Son poids ne trahissait aucune gloutonnerie et d'ailleurs sa pratique assidue d'un sport de combat -le golf- ne pouvait que le maintenir en forme. Cependant il ne refusait jamais un petit verre du limoncello de Sylvie, notre accueillante hôtesse, à la buvette de la SJM. C'était son péché mignon, sa petite fantaisie, bien innocente. Et là il semblait ignorer avec le plus grand mépris l'offrande acidulée des Fabre.
La belle voix grave de notre Carré, celle qui avait chaviré le cœur de lolo, dans sa bouleversante interprétation de Behind Blue Eyes dans la version Limp Bizkit, rompit comme à regret le silence, hésitante, puis se raffermissant à mesure qu'il prenait de l’assurance :
"En ce moment je ne sais pas pourquoi, moi qui dort comme un bébé habituellement, je fais chaque nuit systématiquement le même cauchemar ; ça me réveille en sursaut, et après j'ai toutes les peines du monde à me rendormir".
« Mince ! » Compatis-je. « Et te souviens-tu de ton mauvais rêve après le réveil ?
"Oh oui, comment oublier ça ! En fait je suis en concert. Avant de monter sur scène P. le Leader me donne ses dernières instructions et conclut, répétant l'expression à plusieurs reprises : "propre et carré, Phil, souviens-toi : propre et carré".
« Le concert commence et j'ai cette phrase qui tourne en boucle entre mes deux hémisphères, comme un loop dans une mauvaise boîte à rythmes, "propre et carré, propre et carré, propre et carré" et petit à petit ça me paralyse, et je ne peux pas m'empêcher de ralentir, alors P. me regarde et je vois la fixité de son regard, et ses yeux ténébreux. Ca me glace le sang, Je me reprends, je retrouve le tempo, mais la guitare rythmique semble plus rapide : j'essaie de la rattraper, mais quand on est à peu près synchro, mes bras semblent animés d'une vie propre et ils commencent à battre, indépendamment de mon esprit, et on dirait à la fin le rythme effréné du poignet de ma mère qui me préparait mon lait de poule à grands coups de fourchette dans un bol de faïence quand j'étais gosse, avant de partir à l'école.
« et tout d'un coup mon esprit s'échappe de mon corps, je ne contrôle plus ce dernier, je flotte dans les cintres et je vois l'orchestre. Tous s’adressent des signes de tête, manifestant leur incompréhension, et la voix de Pierrot fait comme une mélopée, jointe à l'unisson puis en harmonie par celles des musiciens, chacun empruntant une ligne mélodique, comme la danse des dauphins qui slaloment dans l’océan marquant chacun son sillage dans l’immensité bleue agitée de légers clapotis. Alors que Mitch improvise des variations africaines "propre et carré, propre et carré, propre et carré". Je suis impuissant, le public scande maintenant dans une fiévreuse bacchanale ce quatrain infernal ; je ne parviens pas à rejoindre mon corps, je tente de brasser l'air ridiculement, comme un Yannick Agnel sous acide, pour rejoindre mon alter ego onirique, mais un souffle puissant , un mur liquide sirupeux, s'opposent à ma progression, tandis-que je vois mon double ricaner diaboliquement en dardant de ses yeux hallucinée des flammes infernales : « Propre et carré, Phil, on t'a dit propre et carré... tu sais pas lire une partition, tu sais pas suivre les instructions ?! Non !! Répond d’une même voix le public, extatique et rugissant, noyant telle une houle profonde les accents de l'orchestre sous ses vagues amples et sourdes.
« Avec horreur, depuis ma position élevée, je vois soudain que mon corps se transforme, les traits se durcissent, mes vêtements disparaissent, absorbés par ma chair qui se racornit puis se craquèle, laissant apparaitre un assemblage métallique qui imprime à ma silhouette déformée des mouvements saccadés, désordonnés au début, tandis qu’un gigantesque métronome prend place derrière la batterie. Une sculpturale playmate jaillit des coulisses et avec des mouvements lascifs, rejetant sa guitare dans le dos à la manière d’un guitariste folk échappé de l’ile de White saisit le balancier à deux mains et lui imprime un premier mouvement, pesant de tout son corps aux seins tendus. Le retour est lent tout d’abord, puis comme s’il venait à la vie le fléau qui prend les allures d’une faux démesurée acquiert une autonomie propre tac, tac… tac, tac…. La playmate s’écarte et saisit un jack au bout d’un long câble, se rapproche de mon double et le plante à l’emplacement où quelques instants auparavant se trouvait un sexe. L’assemblage humanoïde se cambre sous l’assaut des volts qui se déversent en crépitant. Et mon corps en constante transformation, mon alter ego métamorphique s’anime ; les mouvements de la machine et de cet être qui n’est plus moi mais une chose cybernétique animée par l’enfer, battent désormais en phase. Les musiciens ont disparus depuis longtemps, semblant se liquéfier puis imprégner de flaques sales les planches de la scène qui vibrent comme des cordes de basse, le public lui-même s’est fondu en une masse obscène qui produit un son similaire au ôm des bonzes de l’Himalaya. Ne subsiste que cette chose de métal, caricature humaine sans grâce, aux mouvements mécaniques, qui scande d’une voix d’airain pardessus le battement des caisses : « Propre et carré, propre et carré on t’a dit ! ». Et soudain, la force qui me retenait cède, et je suis attiré vers l’automate inexorablement, et je suis aspiré par la gueule ouverte de cette machine infernale dans un atroce grincement de métal. Je perds toute notion de temps et d’espace. Je ne ressens que le froid du métal qui me glace jusqu’au plus profond de mes os.
« L’instant d’après je suis devenu ce robot effrayant, je vois par ses yeux, en images saturées et plates, striées de parasites vidéos et de lignes de trames. Mes membres artificiels se meuvent contre ma volonté, je suis emprisonné dans cette boite, incapable d’agir. Je sens mon esprit qui sombre inexorablement dans la folie, incapable d’autre chose que de psalmodier sur des rythmes binaires : propre et carré, propre et carré..
« C’est à ce moment, où le désespoir m’étreint et que l’hystérie me gagne, que je me réveille, en sueur, haletant assis dans les draps défaits, examinant mes mains, incrédule puis enfin rasséréné, pantelant, épuisé.
« Et ben putain ! Fis-je, reprenant soudain mes esprits puis refermant d’un coup sec ma mâchoire pendante. Je défis le bouchon de la bouteille posée sur la table dont la fraîcheur givrée acheva de me ramener à la réalité : Tiens, reprend du limoncello…
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