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samedi 21 juillet 2012

Une Variation Sur la Soirée de Poun, Façon Slam

En repensant au concert du 13 juillet, j'ai laissé divaguer mon imagination, me suis demandé si je ne pourrais pas transposer, m'en servir pour raconter une histoire un peu différente, mais qui garderait peut-être l'esprit de départ, qui rendrait un peu de l'atmosphère du lieu, et de l'esprit de l'homme.  au départ je voulais en faire quelque chose de carré, avec des vers bien calibrés. Et en faire un petit clin d'oeil à nos amis Marie-Cécile et Christophe. et puis d'une manière un peu autonome, le texte s'est déstructuré, m'a quelque peut échappé, s'est déconstruit,  prenant la forme d'une conversation au cours de la soirée entre deux participants qui ne se connaitraient pas forcément, échangeant quelque mots sur le mode "smalltalk". 

Nous avons abordé plusieurs genres musicaux, et à ce jour n'avons jamais exploré le Slam. Je me vois bien, Grosse Tête Malade, réciter ce texte sur des battements jazz et swing. Une fois que j'aurais appris les deux pages et demi de ce récit aux vers laissés en semi-liberté.


J’ai rencontré leeloo à cette soirée, de Poun
Vous connaissez Poun, non ?
Mais si ! Ce gars, ce type, ce mec
Je ne sais pas ce qu’il fait dans la vie
Un musicien je crois,
Un bassiste de surcroit.
Ah ah, oui, pourquoi pas : Poun le Rocky Rackoon !
Il joue dans un groupe… j’ai oublié le nom.
Une histoire de boxeur ou de catcheur
Idéal pour un groupe de rockers !
On m’a dit que c’était le type là-bas, avec la guitare
Qui avait trouvé ce nom barbare…
En tous cas Poun ne fait pas dans le high tech,
Pas de DJ, de musique en boîte et tout ce fatras,
Quand tu lui dis Guetta, il tire dans le tas !
Non : Soirées à l’ancienne rien de mondain.
On pourrait dire que c’est fait main :
Ça mange ça boit, ça rit, ça joue… et ça chante aussi !
Là dernièrement pour te dire le climat
Y avait même un karateka qui nous a fait des katas !
Non ce ne sont pas des suhsi :
Je ne supporte pas ces trucs collants à base de riz
Chez le Poun c’est du roboratif,
Du cochon, ou bien du rosbif,
De la cuisine qui tient au corps.
Avec des boissons d’homme des alcools forts.
Délicieusement vintage le Poun ; affreusement provincial
Avec lui rien de guindé. Ca ne marche pas au fluide glacial.
Tu rencontres un tas de gens, des amis, des musiciens,
Tiens, sans trop chercher, tu trouverais même ses voisins
Enfin bref, tu vois ce que je veux dire mon ami !
Les soirées de Poun c’est une métaphore de la vie !
Mais je m’égare de quoi parlions nous déjà ?
Ah oui Leeloo, que tu vois là-bas…
Leelo c’est ce genre de fille, quand tu la vois
Chacun de tes sens se met en émoi
C’est une grande et belle brune
Rien à voir avec la jet-setteuse commune
Qui se pavane dans les soirées
Non plutôt, je dirais pour la qualifier : surprenante !
Tu ne t’attends pas à la trouver là.
Mais en même temps, s’il elle n’y était pas,
Tu te dirais : c’est pas une soirée de Poun !
Bon, c’est sur tu n’y verra pas Dany Boone
Mais une fille comme ça, dans un fête comme ça :
C’est d’une logique implacable, ça a force de loi !
Parce que si on va par là,
Entre toi et moi,
Je n’ai aucune raison d’être ici !
Ce n’est pas mon monde, ce n’est pas ma vie,
Mais chez Poun, ça marche comme ça :
On se choisit, on se coopte, on s’adoube pourrait-on dire
Et dans les soirées de Poun, la magie c’est ça
On se mélange, les extrêmes s’attirent !
Et ça tombe bien, Leelo était là
Un verre à la main à quelques mètres de moi
Mystérieuse troublante mais très rieuse
Tu vois… une fille… comment le dire précisément?
Attachante, simple, pas bêcheuse, plutôt malicieuse
Qui ne se la jouerait pas Adjani, évidemment.
L’artiste distante,  pénétrée de son rôle
Et du poids de ses responsabilités :
Ah non, ce n’est pas le style cage aux folles !
Avec Leeloo rien de tout ça. On a parlé de tout, de rien
On a écouté les musiciens
Et sa beauté qui aurait pu m’entraver
M’a fait un écrin à certaines pensées…
Sous son regard bienveillant
Je me suis senti différent,
Plein de charme et d’esprit ; non pas que j’en manque d’habitude
Mais là j’ai changé de magnitude !
Plutôt que de parler je l’ai écoutée.
Et ici on touche au plus profond
De l’intérêt même des soirées de Poun :
On y vient pour écouter, s’intéresser, partager…
Les gens sont si différents dans le fond.
Tout cela a duré un moment, et puis mon épouse nous a rejoints
Présentations, léger babil… ma femme m’a dit tiens :
Je viens de discuter avec un monsieur très intéressant.
Elle parle comme ça ma moitié, elle dit pas « type » ou « gars »
Non, elle dit « un monsieur » pour un mec comme toi.
« Il s’appelle Gérard je crois, il est dans la finance,
Il m’a parlé des banques Halal et de leur incroyable croissance…
« Ah mais je vois que vous avez fait connaissance
Avec mon mari, quelle coïncidence !
A souri Leeloo avec un mouvement du corps
Elles ont ri toutes les deux et j’en souris encore
C’est ça les soirées de Poun : mélange, brassage,
De styles, de genres, de milieux et d’âge…
Leeloo s’est éloignée, happée, engloutie par d’autres hasards,
Moi j’ai picoré les conversations ici et là, jusque vers le bar.
En repensant à Leeloo je me suis dit que je ne savais pas
Quel était son prénom ! Juste qu’en la voyant la première fois
Son physique gracile et sa poitrine de garçon
M’avaient fait penser à la Leeloo de Luc Besson
Le cinquième élément, vous savez « multipass »,
La gold mastercard des guerriers de l’espace.
 Pendant que je chantais dans les chœurs, Honky Tonk Woman
Je l’ai vue s’immerger dans un groupe de gens..
Comme elle aurait pénétré les frondaisons d’une forêt
Elle a disparue à mes yeux distraits.
Et j’ai pensé : promenons-nous dans les bois
Pendant que Leeloo n’y est pas.
Et j’ai fredonné ces mots d’une voix enfantine
Comme un gamin chanterait une comptine
Promenons-nous dans les riches bois
Pendant que Leeloo n’y est pas….

vendredi 20 juillet 2012

En Attendant Que Les Musiciens Du Groupe Veuillent Bien Parler De Leur Concert...

l'un des musiciens éphémères des UFR pour le Concert Solex s'exprime, sur un sms que j'ai volé à L'UltraBassiste.

mercredi 18 juillet 2012

Quand Les Fans Se Lâchent... (Ils Sont bien Meilleurs Que Nous !!)

A vous entendre, il semble
Que la musique se fasse sans note….


A l’ombre de la lune, 
Sur la place à musique
A chacun, à chacune,
Il est une belle mosaïque,
Qui se mire avec des airs
Dans le vernis des guitares.

Et sous l’arbre de l’imaginaire
Pointe un groupe de joyeux fêtards.

Les frères du rock se lancent
Sur le ‘’do’’ du chanteur, Miche,
Et tous avec son obédience
Jouent habilement et sans triche,
Avec l’indulgence de Pierrot le leader
Et du délicat percussionniste Philippe.
Pascou tout en basse et sans pudeur,
Rythme avec Christian son équipe,
Lololalolo joue sur un piano assis,
Un cochon sur un solex qui balance,
Accolé d’un nouveau sax à facétie
Jean-Paul, qui se risque avec insolence.

Dans un égarement, ils se sont unis
Et le roll on se rocks est heureux
Le temps s’évapore si vite, sa manie,
Que la petite aiguille se fout d’eux
Et ne pourra séparer cette complicité
De ce groupe Undertakers et ce à perpétuité….. 


De la part de nouveaux fans convertis
Marie-Cécile & Christophe

lundi 16 juillet 2012

Solex Jet 27 And Rock N'Roll : Ce Que Vous Devez Savoir Si Vous Avez Manqué Le Concert

Je ne sais pas pourquoi, j’étais d’une rare sérénité pour aborder ce concert du Family Tour cru 2012. Pendant qu’Odile aux Blanches Mains finissait de se préparer pour la soirée, j’avais arpenté le long couloir de notre maison en chantant une dernière fois tous les titres afin de me chauffer la voix, sans trop forcer, mais en montant en puissance afin de préparer mon autre viril organe au marathon vespéral. Après les inquiétudes qui étaient les miennes avant d’aborder certaines de nos dernières échéances, qui me plongeaient dans des angoisses incoercibles, ce fut très reposant de se rendre à Ritchwood Hall le cœur léger, avec même un sentiment d’excitation, et juste suffisamment de ce stress positif qui vous remplit d’énergie.

Arrivé vers 19h30, j’entendais déjà les accents de la Fille du Père Noël, tandis que les membres du groupe déjà présents faisaient leur balance sur le matériel installé. Je n’eus plus qu’à brancher ma pédale et mon micro et faire quelques essais voix pour être opérationnel, remerciant silencieusement ceux de mes amis qui avaient pris leur journée afin d’installer le gros du volumineux matos nécessaire à ce genre d’entreprise. Le KreaX arrivé en même temps que moi installa son Korg ® avec un peu plus d’efforts car le support du clavier s’assemblait comme un meuble Ikea® avec visserie et clés Allen. Intérieurement je me réjouis d’avoir choisi le chant, et la simplicité du matériel nécessaire à sa pratique. Tout le monde était là, sauf le batteur, et le saxophoniste. Pierrot m’appris que le Sax-Symbol, suite à sa dernière répétition en demi-teinte, nourrissait beaucoup d’inquiétudes quant à sa participation, en proie à la nervosité et au doute. Je convoquai à ma mémoire des moments similaires dont nous avions chacun à notre tour traversé les affres, et j’eu des pensées compatissantes pour notre nouveau membre. En même temps je me dis que cela au moins prouvait s’il en était besoin l’engagement de notre Jean-Paul : S’il était inquiet, c’était qu’il avait le souci de participer au succès de notre soirée : Notre réussite lui tenait à cœur !

Le temps fila, les ombres des façades s’allongèrent sur l’esplanade de dalles en quinconce délimitée par une architecture de théâtre antique qui tient lieu de terrasse à la villa des R.. Elle prit des tons d’or ancien sous les rayons du soleil rasant qui teintaient les bleus des volets de tons irréels et chauds, auxquels faisaient écho les camaïeux de verts provençaux des végétations environnantes. Les gens arrivaient par petits groupes, ralentissaient quelques instants devant la scène puis se dirigeaient vers le pool-house où Clara et Alice (auréolées de leur succès universitaires) les accueillaient au bar pour leur servir des rafraîchissements. J’eus le plaisir d’accueillir deux membres de notre groupe-ami avignonnais : Bruno le bassiste et sa compagne Solange, ainsi que Claire la batteuse des Warm’up. Ils étaient venus en motos, nous discutâmes quelques minutes, je les présentai aux amis présents puis les dirigeai vers l’abreuvoir au milieu d’une foule de plus en plus dense. Entre-temps Le Carré nous avait rejoints. En professionnel il se porta au chevet de sa batterie hâtivement installée pour en vérifier la disposition et en régler les accastillages. Les musiciens percolèrent à travers la foule des convives afin de boire un verre pour évacuer les tensions résiduelles et saluer les uns et les autres dans cet enchevêtrement de conversations qui caractérise les rassemblements mondains. Le Sax-Symbol apparut, accompagné de son épouse. Je le trouvai serein, rasséréné, souriant. Il m’avoua avoir connu un moment de mou après sa dernière répète, qu’il mit au compte d’une trop grande fatigue, mais ajouta qu’il avait travaillé durant les deux derniers jours pour rectifier le tir. Nous partageâmes mon livret de chant pour régler les derniers détails de ses interventions, précisant ici ou là les solos, breaks et ponts susceptibles de constituer des zones d’incertitude dont on sait que le musicien a horreur, surtout en concert. Moins que la précision de l’interprétation, ou la justesse de tel ou tel, ce sont les hésitations qui créent les ruptures de rythme qui sont les plus perceptibles aux oreilles du public et lui procurent des sensations désagréables.

Je buvais mon deuxième baby (en accord avec le règlement intérieur de notre groupe) lorsque Catou vint me signaler qu’il « serait temps de s’y mettre ».

Nous convergeâmes vers la scène, traversant la foule d’une soixantaine de personnes disséminées par grappes sur les gradins improvisés par la topologie du lieu, surfant sur une onde de frémissements et de commentaires. Ce fut le concert discordant habituel d’instruments et de micros qu’on règle et qu’on teste pendant que le public se rapprochait de la scène et qu’au loin j’apercevais un trio retardataire : la famille Jaquot, portant leurs guitares, marchant du pas allègre de ceux qui sont déterminés à se confronter à la concurrence. Là, c’était du lourd : nous allions jouer sous le regard de plusieurs musiciens aguerris : Les Warm’up, les Jaquot –Frédérique, Jako et leur fils César- ainsi qu’un voisin professeur de musique, sans compter Myriam la sœur de pierrot, excellente guitariste, auteur-compositeur de surcroît. Faire un concert n’est déjà pas si aisé, le jouer devant un parterre de pairs, tenter de les convaincre est un défi que je décidai de relever, avec l’aide des sept musiciens embarqué comme moi dans cette aventure. Un chanteur, sept musiciens, je me pris un instant pour une Blanche-Neige très décalée, entourée de ses sept nains. Les regardant tour à tour, je m’interrogeai sur le nom de chacun : qui serait Prof, ou Joyeux, Simplet, Atchoum ? puis me rappelai que notre pianiste, La brune Lololalo, ferait une princesse beaucoup plus crédible, entraînant ses sept petits amis dans la danse sensuelle de ses doigts, entonnant « Un jour Mon Prince Viendra » sous le regard amoureux des nains partant au boulot.

Et le boulot, c’était ici et maintenant ! Il y eut ce moment particulier, durant lequel l’espace-temps s’étire comme si nous étions pris au piège d’une singularité, quelque part au delà de l’horizon des événement, quand le temps n’a plus de sens, et qu’en tous cas il ne file pas à la même vitesse que pour les observateurs sagement restés en deçà. D’ailleurs je ne vis plus le public, piégé que j’étais dans notre bulle d’incertitude, mes yeux perdus au delà de la frontière délimitée par l’alignement des pieds de micros et les lutrins. Les sons extérieurs s’estompèrent, se confondant en une sorte de ressac sourd. Je me tournai tour à tour vers chacun de mes partenaires, observant leurs gestes, leur posture, les traits de leur visage, l’acuité de leur regard. Nous étions les yeux dans les yeux, chacun guettant l’hésitation de l’autre, essayant de capter les émotions dans une dernière tentative muette de se rassurer avant l’assaut qui se préparait. Pierrot fit un rapide tour de scène, m’interrogea du regard, puis fit un signe au carré, qui de quatre coups de baguettes lança notre machine sur les rails de son destin musical.

Le Barde déroula sa rythmique soutenue par un Ultrabassiste solide, sur laquelle vint se greffer la section sax, je décrochai le micro de son pied et me jetai dans la bataille, scandant mon commentaire improvisé au grès de mon inspiration avant de rendre la main aux musiciens. A cet instant, je me dis que ça se présentait bien : les musiciens étaient en place, notre Jean-Paul pile dans le tempo, le rythm and blues des Brothers coulant spasmodiquement à travers nos corps jusque vers l’auditoire qui commença à marquer le rythme. Sweet Home Chicago ne fut qu’une formalité, mais je déplorai, sur la Fille du Père Noël qu’on n’entendit pas mieux Lololalolo. Pourtant lors de la balance, elle avait réglé son micro parfaitement, et l’essai que nous avions fait sur ce titre m’avait satisfait. Mais là une fois de plus notre duo était asymétrique, sa voix se perdait quelque peu et sur d’autres titres je remarquai que le clavier était très en retrait. Plus tard Lolo m’expliqua qu’on lui avait demandé de baisser son volume. Obéissante, elle s’était exécutée avec un peu trop de zèle. Cependant le public l’entendit suffisamment pour que plus tard Jako nous adresse un satisfecit sur ce titre, saluant cette appropriation originale qui nous permettait de nous démarquer d’une nième reprise de ce morceau.

Nous roulâmes pour la suite, sous un petit tunnel de compos, dont j’expliquai à mesure à l’intertitre les secrets de leur fabrication afin de maintenir le public près de nous et l’empêcher de décrocher vers les buffets ! J’enfilai comme sur un collier les petites perles que sont Chuppa Chups, BrocknRoll et Juke Box avant de faire une halte sur Sweet Home Alabama. Je me sentais bien. Le titre est difficile pour moi car je l’interprète à l’octave supérieur, et suivant l’état de ma gorge je suis parfois en limite de contrôle mais là : un petit miracle ! ma voix était facile, souple et réactive à mes sollicitations, j’avais le sentiment d’avoir une réserve incroyable de puissance et d’octaves à ma disposition et me fit violence pour rester dans les rails et ne pas me perdre dans des variations préjudiciables. J’attaquai Le hit des Lynnyrd Skinnyrd avec aisance et plaisir, tentant d’imprimer à mon phrasé les accents trainants du sud des States, altérant à volonté la rugosité de ma voix pour mieux en souligner certains passages. Il y eut un petit flottement à un moment, mais le KreaX sut prendre le relais pour canaliser les énergies et tout rentra dans l’ordre. Le Cochon et Bête de Scène ne posèrent aucun problème, applaudis par les aficionados du public. Le Cochon d'ailleurs bénéficia d'un traitement spécial puisqu'emportés par notre enthousiasme nous le conclûmes à la hussarde, amputant la bête d'un couplet sur le champs de bataille de notre interprétation. Notre Leader aime ce titre, qu'il a écrit et composé, mais les références charcutières sans doute l'incitent à joindre le geste à la parole et couper dans le lard à la première occasion ! quoi qu'il en soit le public ne s'aperçut de rien, à part peut-être certains qui durent s'étonner qu'il ne soit plus fait mention des rillettes dont on tartine copieusement la bête dans la version originale. Après la rage de Bête de Scène, Love In Vain, parfaitement introduit à la guitare par le Barde fut une oasis musicale où je pus reposer un peu ma voix, et me laisser aller à l’émotion. Ce blues a des allures de slow, je m’y vautrai avec délectation aux accents mélancolique de l’harmonica du Leader.

Il me faut mentionner un petit incident, mineur : avant d’entamer Love In Vain, et introduisant ce dernier, j’eus la surprise de voir mes amis musiciens tout à tour déserter la scène pour aller se désaltérer et ramener une boisson. Je fus le seul, impuissant, à rester la bouche seiche, attendant que chacun veuille bien reprendre sa place. C’est mort de soif que j’entrepris la fin de notre marathon, sauvé tout de même peu après par ma compatissante épouse qui m’amena un verre. Egalement, pour mémoire, entre deux titres, durant une respiration verbale à type de logorrhée dont j'ai le secret, j'eus la surprise d'entendre mon téléphone sonner (erreur de débutant : je ne l'avais pas mis en mode avion). Petite gêne, que devais-je faire ? le laisser sonner ? répondre ? j'eus l'angoisse que ce soit un producteur ou un tourneur qui tente de nous joindre. Je le sortis de la poche et le portai à mon oreille ( la droite, je n'entends rien de la gauche) devant un public amusé. Il s'agissait de Nicolas, mon fils, qui attendait devant le portail pour qu'on lui ouvre ! Note pour Pascou : penser à poster un videur à l'entrée, pour les retardataires (et la billetterie).

Solex fut bien interprété. On sent qu'il manque encore un peu de pratique, on est encore dans l'exécution, il faut qu'on acquière la spontanéité sur ce titre, comme sur nos autres compos. Mais il fut bien reçu, je vis les gens s'agiter dessus, ce qui est prometteur pour son avenir. Hit The Road ne posa pas de problème majeur. Restait le dernier titre : Le James Brown, I Got You. Là il me faut avouer que ce fut mon unique écueil de ce concert. J’éprouve depuis le début un réel souci à caler les cris de James, et surtout la reprise de couplets sur le rythme du Carré, je pense que suite à un ou deux incidents de ce type, nous avons l’un et l’autre une petite appréhension quant à ma capacité à rester en rythme. Décontenancé par mon entame approximative, Le Carré stoppa la machine. Il s’ensuivit une petite discussion improvisée, dont on aurait presque pu croire qu’elle faisait partie du spectacle. La deuxième tentative fut plus correcte, bien qu’il me fallut escamoter une ou deux syllabes pour rester dans le jeu.

Le concert s’acheva sous les applaudissements, et un rappel insistant qui bien sur nous ravit. Comme tous les chanteurs, quand ils tiennent le devant de la scène, je suis un rien cabotin. Les manifestations de sympathie me mettent en joie, m’exaltent. Nous nous fîmes un peu prier, mais nous leur donnâmes finalement Jumping Jack Flash, valeur sure dont nous étions à peu près certains de nous tirer sans trop de soucis. Malgré 13 titres au compteur, je ne faillis pas à la voix, et c’est sous une ovation que je rendis le micro après avoir convié l’assistance à un rafraîchissement salvateur.

L’après concert est toujours un moment particulier, on sort épuisé d’une fatigue apaisante, comme après un bonne journée de ski, pour autant que je me souvienne de mes années sportives, il y a de çà des décennies, avec en même temps ce petit blues post partum familier désormais, cette légère mélancolie, ce sentiment de décalage, comme une redescente de sommets où l’air vous a saoulé : heureux d’en avoir fini, et désespéré de n’y être plus. On croise les gens, on écoute un peu distraitement au début leurs commentaires, encore sur un autre plan de la réalité, encore en l’air, comme une sorte de Jet Lag, un décalage entre l’orchestre et le public le temps que s’accorde leurs montres psychologiques. Et puis, après le premier verre, le premier tapas, on atterrit doucement, et on devient plus attentif, plus réceptif aux paroles des autres.

Louanges, mots d’encouragements, témoignages de sympathie, sensations, émotions, on absorbe tout comme un sopalin, on se l’approprie, on s’en nourrit, on compare avec ses propres impressions. On est surpris par ce qui a touché le public, qu’on attendait peut être sur un autre morceau. L’un ou l’autre nous admoneste gentiment de n’avoir pas joué tel ou tel titre de notre répertoire, laissé de coté pour cette occasion. Bien sur on guette les avis des musiciens du groupe, on cherche à être rassuré : « c’était comment ?! Tu es sûr ? « Oui tu as raison on a été pas mal ce soir. Et puis aussi : l’inquiétude par rapport aux commentaires des autres musiciens présents, auront ils apprécié ? « Eux » auront descellé les imperfection de notre jeu.. Seront-ils charitables, compatissants, critiques ? Les uns et les autres furent chaleureux. Leur avis est important pour nous, on veut espérer qu’il est sincère.

La sincérité, c’est ce que nous cherchons dans les paroles des personnes qui nous abordent. Comment en juger, comment faire la part des choses ? Ainsi ce commentaire d’un auditeur : « Cette fois-ci vous avez vraiment été bons. Et on se prend à se souvenir qu’il a dit la même chose l’année précédente en pareille circonstance : où dois-je placer le curseur de son objectivité ? Est-ce une manifestation d’amitié, ou bien ai-je été vraiment bon ? Le doute, toujours et encore, partagé par notre Leader à qui j’en faisais la remarque. Mais las, foin des appréciations des autres. Qu’est-ce que j’en pense MOI ? MOI je suis satisfait. Nous avons rempli notre contrat. Nous avons diverti sans être ridicule les gens présents, et surtout nous y avons pris du plaisir. Un signe qui ne trompe pas : Eric M. nous proposa une date le 25 août pour son anniversaire. Mais il y aura un problème : Le Carré sera absent. Jérôme I. pourrait le remplacer pour l’occasion. Mais aurons-nous le temps de répéter pour qu’il puisse s’intégrer au groupe ?

Je suis extrait de mes réflexions par Myriam, la sœur du Leader : elle aimerait bien gratouiller un peu, comme lors du précédent opus du Family Tour. Je la conduis vers la guitare de P. elle s’installe et commence à plaquer quelques accords. On m’appelle, je m’éloigne quelques minutes. A mon retour elle n’est plus là. Que s’est il passé ? Je la cherche du regard. .. Elle nous avait enchanté l’année précédente de ses accompagnements sur des standards de la variété. Nous avions chanté jusqu’au bout de la nuit dans la cuisine d’été, ses accords ponctués par les « libertad » vengeurs de notre Pierrot et les tequilas frappées de Poun. Mais je n’ai pas le temps de m’appesantir, déjà Jésou prend une guitare sèche et invite Philou à chanter « Mon pays si beau » l’hymne des pieds-noirs. César s’approche et s’accorde, puis Le KreaX et P… mais finalement dans la confusion de l’instant tout se démêle, Phil chante deux couplets puis s’éloigne.

Tandis que je vais et viens parmi les groupes, je croise Claire et Bruno -les Warm’Up. Ils aimeraient bien jouer un titre avec nous. Le temps de demander à Poun et Phil la permission d’utiliser la basse et la batterie, Jaquot s’empare de la guitare de P. et Cesar de celle du Barde. Claire prend possession de la batterie, Bruno se saisit de la basse. J’écoute un instant les improvisations de ce groupe de circonstance. Ca sonne bien. On a le sentiment qu’ils ont toujours joué ensemble ! Jésou me regarde et s’interroge : « Michel, c’est bien nos guitares qu’ont Jako et Cesar ? « Oui Christian, pourquoi ? « Alors explique-moi pourquoi elles ont pas le même son quand on joue, nous ? Me rétorque-t-il en s’esclaffant. On m’appelle : Claire veut que je chante avec eux. Les Cactus. Je n’ai pas les paroles. Qu’à cela ne tienne, vive internet ! Je les charge sur mon iphone et me cale tant bien que mal.. On embraye avec Honky Tonk Woman, même technique : plus besoin de livret de chant ! Jésou, Vincent et Alain se mettent aux chœurs et nous partons dans un délire autour du titre des Stones. Je suis heureux de retrouver aux choeurs Alain, L'Undertaker des premières heures. Je me souviens des répètes dans le garage de notre Leader, au mois de janvier, par un froid polaire, alors qu'il était le batteur historique du groupe -Alain V1.0- battant dans les premiers jours sur une batterie improvisée, le couvercle d'une boite de biscuits en guise de charleston et un tonneau de lessive comme caisse claire. Je crois que c'est lui qui a inspiré notre son "garage" ! Devant la scène un ou deux couples se forment et dansent. On enchaîne avec Venus des Shocking Blue, et les musiciens se déchaînent sur les riffs légendaires de ce groupe pendant que je déchiffre les paroles sur les 3 pouces et demi de mon smartphone d'une voix rauque à la Tom Waits.  Pour faire bonne mesure, le groupe se reforme pour jouer Ecolosong et Docteur Bonheur, qui nous avaient été réclamés par plusieurs personnes. On rejoue Sweet Home Alabama, on rajoute en prime le confortable Whatever You Want des SQ, dont la particularité tient en ce que ce fut le premier morceau que nous ayons travaillé et qu'à ce titre il est l'un de ceux que je peux chanter sans avoir les yeux rivés sur mon livret. Nous sommes au Paradis !

En point d’orgue de cette soirée d’anniversaire, Philou rassemble les convives autour de Poun. Nous lui avons offert, pour deux personnes, un cours de cuisine par le chef de l’Oustaou de Beaumanière. Au décours de cette cérémonie émouvante, Sensei William, ceinture noire de karaté petite soixantaine au compteur, nous fait exceptionnellement une démonstration de son art et de sa puissance de concentration en exécutant, exhibant à nos regards ébahis son torse puissant d’athlète, une série de Kata qui allument dans les yeux des filles des étincelles d’envies sous le regard soupçonneux de Bouba le labrador.

Par la suite les musiciens se présentent à nouveau sur la scène et improvisent sur des airs de Jango Reinhardt, des boogies d’Arthur Smith, puis The Girl From Ipanema, tous se succédant pour improviser une phrase musicale. J’arrive même à caler la Mer de Trenet sur un blues emmené par les Jaquot père-mère et fils. On termine avec des reprises de Brassens. Communion, magie de l’instant. Partage. Ca ne pourrait jamais finir.

Vers 4h du matin on se retrouve au bar de la cuisine d’été devant un Jet 27. La scène s’est apaisée sur les derniers arpèges au piano du voisin professeur de musique qui nous a interprété la mélodie de Blackbird des Beatles, ses nappes musicales faisant un contrepoint mélancolique aux accents rock précédents. C’est une transition agréable alors que nous refluons vers la cuisine d’été. On est bien, la musique s’est arrêtée, les voisins peuvent respirer. Je regarde mes amis, j’éprouve un élan de tendresse, j’aimerais les prendre chacun dans mes bras afin de prolonger l’instant… Surtout les filles ! On se sépare vers cinq heures moins le quart.

Le lendemain lorsque j’appelle Pascou, il me raconte que le dernier carré a veillé jusqu’à sept heures moins le quart, il a débouché la bouteille de whisky hors d’âge que nous lui avions offert, et en a dégusté à petites lampées le liquide ambré au goût tourbé en mangeant l’omelette qu’il venait de faire cuire tandis que César affamé, engloutissait le plat de pâtes qu’il s’était préparé en cuisine.

Une soirée ordinaire des Undertakers !

dimanche 15 juillet 2012

Family Tour Solex Edition : Notre Kéké Etait Là et A Tout Vu !

vendredi 13 juillet 2012

Le Livret Officiel du Concert de Dans Quelques Heures

En fait il ne s'agit pas tout à fait du livret officiel mais d'une version perso.
Sur le livret d'origine figure l'image d'un solex 3800. sur mon exemplaire, cette photo a été remplacée par une reproduction d'un tableau peint par notre pianiste et qui d'une certaine manière a inspiré la chanson éponyme.



vendredi 29 juin 2012

Concert Family Tour : La Playlist du Leader Sur un Choix de l'Ultrabassiste

Hier soir, à l'issue de la répète du mercredi, exceptionnellement déplacée au jeudi pour cause de match Espagne Portugal, autour de la table en teck et de bières de Moselle, sous la dictée attentive des musiciens, notre Leader Maximo a esquissé une liste définitive à caractère provisoire des titres que nous allons jouer le 13 juillet. Nous avons bien fait attention d'alterner les tonalités, avons fait le choix d'une entame pêchue, ouvrant sur nos compos, qui seront comme un écrin à notre nouveau bébé "solex"avant d'entreprendre une remontée rythmique sur les deux géants que sont Ray Charles et James Brown..

mercredi 13 juin 2012

Le Family Tour ; Un Point à 4 Semaines de L'Echéance

De quoi pourrais-je bien parler aujourd’hui ? Des deux dernières répètes sans doute, ce serait le mieux. De notre décision de travailler sur un concert, à la demande insistante de Poun. Il est vrai que si l’Ultrabassiste n’avait pas fait un forcing effréné pour que nous acceptions sa proposition peut-être aurions nous continué à nous assoupir d’échecs en échecs dans nos tentatives de reprendre des morceaux inaccessibles à notre compétence. Il a bien fait de convaincre à force d’arguments chacun d’entre nous, car comme vous le savez : nous ne sommes pas prêts. Nous ne serons jamais prêts d’ailleurs. Ce pourrait être la devise de notre groupe : Les UFR : Ils ne sont jamais prêts, et ils en sont fiers !

Mais grâce à l’Ultradentiste, tout cette lassitude accumulée au fil des dernières répètes s’est envolée. C’est avec une énergie nouvelle que nous entreprenons le travail de préparation de cet événement que constitue chaque année ce que nous appelons le « Family Tour » à Ritchwood Hall, résidence de notre bassiste. Le lieu et le moment sont assez magiques : imaginez la terrasse aux allures d’esplanade séparant l’habitation principale de la piscine en cette fin de soirée estivale, veille du 14 juillet. La douceur de l’air, le soleil qui se couche derrière les toits de la maison, le léger zéphir qui s’écoule au dessus de la piscine et restitue sa fraîcheur, le ciel s’estompant dans des couleurs pastels, traversé par les blanches émanations des avions de ligne, les oiseaux qui se poursuivent en plongeant parmi les invités qui se retrouvent au bar de la cuisine d’été, mêlant leurs trilles aux babil des convives dans ces instants apaisés, entre chien et loups, où la ville proche se prépare à la nuit. Les bruits citadins s’amenuisent , comme si un ingénieur du son suprême en baissait le volume progressivement afin de préparer chacun au concert dans un fondu enchaîné maîtrisé.

C’est le rassemblement des familles et des amis, avec ce regard bienveillant qu’ils ont sur nous, la tendresse qu’on peut lire sur leur visage et l’indulgence dont ils savent faire preuve pour juger notre travail. L’apéro s’étire en attendant les retardataires et pour les UFR une tension positive monte au plus profond de leur corps. Ils savent qu’aux premiers coups de baguettes du Carré, ce trop plein se libérera enfin et qu’ils plongeront dans cette exposition aux autres, la joie chassant la crainte, le plaisir submergeant la peur. Comme à chaque fois ils donneront tout : le chanteur roulera sur le sol en poussant des cris d’animal malade, le batteur martèlera le tempo avec l’impassibilité de Charly Watts, la pianiste se prendra pour Gene Vincent, le bassiste fermera les yeux, le guitariste embouchera son saxo, le Barde restera immobile et l’intérimaire, le Kreax, fera des variations bossa sur les solos rocks en tournant le dos à tous le monde ou en fixant son clavier au travers de ses binoculaires pour être certain de bien contribuer au principe d’incertitude d’Heisenberg appliqué à la musique : « je pourrais savoir la note que tu joues, je pourrais savoir quand tu la joues, mais en aucun cas je n’aurai la certitude que nous jouerons la même note en même temps (et je ne parle même pas de la jouer dans le même morceau) ».

C’est d’ailleurs ce qui fait toute la beauté de notre travail : ce combat permanent entre la rigueur que nous tentons d’imposer à notre jeu par des répétitions visant à installer des automatismes, et le hasard qui introduit constamment des fluctuations et fait que nous ne jouons jamais deux fois la même chose. Ca rappelle tout à fait l’approche quantique de la physique dans laquelle il n’existe que des probabilités de déroulement de tel ou tel événement ce dernier se révêlant plus ou moins probable en fonction de l’entropie du système, entropie qui traduit le degré d’organisation de l’information. On aura compris que chez les Undertakers, l’entropie est à son maximum : Dans le message (un titre) que nous tentons de faire passer, toutes les notes sont bien là, mais un peu en vrac, avec en plus quelques notes surnuméraires pour faire bonne mesure. Enfin, quand je dis « bonne mesure » c’est une façon de parler, car coté mesure parfois ça sautille un peu aussi ! Mais au final, macroscopiquement parlant, et pour l’auditeur peu averti, sur un malentendu, ça passe ! Undertakers : Ils contribuent à l’Entropie de l’Univers, et ils en sont fiers !

Les deux dernières répètes ont visé à baliser un peu notre travail, et le rendre un rien plus homogène, et surtout reproductible. Une douzaine de titres ont été sélectionnés par Poun parmi la trentaine que compte notre répertoire. Nous travaillons ceux-là, et uniquement eux. Quatre ou cinq posent encore problèmes : nous les connaissons « à peu près ». En priorité nous avons fixé la forme que doit prendre désormais « Everybody Needs Somebody », d’autant que ce sera lui qui ouvrira le concert. Il est vrai que depuis que nous l’interprétons sa structure a varié de multiples fois. En concert c’est souvent de manière miraculeuse que chacun d’entre nous a pris son chemin musical sur ce titre avant de retrouver les autres, un peu par hasard sur le final, à la surprise de tous, avec une lueur de soulagement et d’étonnement dans le regard façon rescapé d’un treck dans le désert, dans le style « ah, tu est là aussi, toi ? mais par où es tu passé ? ».

D’autres titres passent bien, le Ray Charles, « I Feel Good », les deux Sweet Home – Chicago et Alabama- ; La Fille du Père Noël que nous interpretons en duo, Lolo et moi me plait beaucoup, qui a le mérite de mettre en avant la voix de notre pianiste/choriste, surtout depuis qu’elle a découvert que c’était mieux quand on parlait DANS le micro. Les compos tournent à peu près, et notre petit dernier, Solex, prend forme tranquillement. On l’a joué avec et sans sax, et personnellement je le préfère sans, mais ce sera au groupe de décider de la forme finale, bien sûr. Pour le Cochon on est revenu à une version plus primitive, brute, que nous avions abandonné il y a pas mal de temps, mais qui correspond mieux à l’esprit de ce titre. Chuppa Chups tourne pas mal. Juke Box, Bête de Scène, BrockandRoll sont corrects. D’une manière générale il reste à améliorer les chœurs. C’est tellement agréable quand le refrain est harmonieux, que les voix s’accordent et se complètent. Enfin si nous devons nous produire en formation étendue lors du concert, c’est à dire avec Jean-Paul, il va falloir fixer les interventions de sax : régler les duos avec Pierrot bien sur, mais aussi lister les titres où le saxo est pertinent et ceux qui ne nécessitent pas son intervention. Il serait ridicule d’introduire du sax dans un titre simplement pour utiliser le saxophoniste. Qu’il se rassure : Il sera non-payé au forfait, qu’il joue un ou plusieurs titres !

Je crois que l’état des lieux est complet, à un mois de l’échéance, et je ne manquerai pas de vous tenir au courant des évolutions de notre préparation. Restez connectés !

mercredi 6 juin 2012

Concert du 13 Juillet : La Playlist de Poun


La liste de ses chansons préférées de notre répertoire, établie par l'Ultrabassiste (illisible !)

mardi 19 juillet 2011

Family Tour II : Un Bref Résumé

J’ai rarement été aussi inquiet pour un concert. Le sentiment très prégnant d’aller au casse pipe. Depuis une semaine je révise mes textes comme un fou, et jusqu’au dernier moment j’ai espéré qu’une répète supplémentaire serait possible. Mais les impératifs des uns et des autres, le contexte estival n’ont pas permis d’en caser une dans nos agendas surbookés. C’est la première fois que je ressens cette nervosité avant une de nos prestations publiques. C’est un réel retour de tendance, pour moi qui étais jusqu’ici le va-t-en-guerre du groupe ! A mon tour je ressens les affres de l’angoisse en constatant éberlué l’insouciance de certains. C’est pourquoi je rejoins Ritchwood Hall dans un état proche de cette hystérie qui précède la panique face à une catastrophe annoncée et ses conséquences inéluctables.

Malgré mes doutes, Odile me conduit chemin du Mas de Lauze vers 17 heures et se mêle aux filles pour discuter et donner un peu d’encouragement à Catou dont je sais qu’elle aussi doit appréhender cette soirée, mais pour d’autres raisons tenant plutôt à la logistique et ses contraintes. Le Carré est là, ainsi que Lolo. Nous commençons la mise en place du matos, sans hâte mais avec efficacité. De ce coté-là désormais il n’y a plus guère de surprises, les gestes s’enchaînent de manière fluide alors que Le Barde, puis l’Ultrabassiste nous rejoignent et terminent l’installation.

C’est lors du déploiement des pupitres et des premiers essais-son que je constate à quel point le vent est violent. Bien sûr ce n’est pas la bourrasque mais tout de même nous sommes balayés par des tourbillons gênants qui dispersent les sons et surtout les pages de nos cahiers de chant. Les pinces à linge, accessoires indispensables du musicien, hérissent bientôt nos lutrins pour apprivoiser ces feuilles déchaînées telles une bande de chats sauvages, ondulantes comme des chaussettes blanches.. Difficile de se concentrer, une main sur le micro et l’autre sur le cahier pour l’empêcher de se faire la malle tout en retenant son chapeau. De surcroît les rayons du soleil rasant sont comme des projos de poursuite calés sur mes yeux, qui rajoutent encore à mon inconfort.

Pierrot nous rejoint enfin, retenu jusqu’au dernier moment par quelque grabataire. Il parait serein et détendu, tandis qu’à coté le Barde fait preuve d’une hyperactivité joyeuse. Je sens Poun plus préoccupé, mais je conclus que cette inquiétude tient plutôt à l’organisation de tous les détails de cette soirée dont notre concert n’occupera qu’une partie. Je jette un regard à Lolo, qui me le renvoie avec une lueur de panique. Le Carré comme à l’accoutumée oppose une impassibilité marmoréenne à ma secrète interrogation sur son état d’esprit.

On fait la balance avec l’aide de Bernard ; on attaque notre répète avec cet espoir fou que depuis notre dernière rencontre les choses se seront mises en place, de manière subliminale ou hypnotique sans doute, et qu’un hypothétique miracle musical nous tirera de ce mauvais pas. Je repasse les titres de notre play-list en revue sur l’une des feuilles distribuées par Le Leader, et scotchée très professionnellement au sol près de son ampli par Jésou. « Pour faire comme les Status Quo » précise ce dernier. Je m’aperçois en ouvrant mon cahier de textes que j’ai interverti les deux Blues Brothers et que le titre qui ouvrira le Family Tour se trouve à la page cinq, ce qui va m’obliger à des contorsions de pinces à linge !



La moitié des quinze morceaux se compose de titres inédits dont certains très récents. Depuis quelques semaines nous ne travaillons que ceux-ci, mais les adaptations se sont succédées, en l’absence de l’un ou de l’autre et sans réel travail de codification. Ainsi Hit The Road Jack a longtemps été travaillé dans le but que chaque musicien chante une partie du couplet, et son final a été peu abordé, mais lors de l’avant dernière répète, il s’est décidé que j’en reprendrais l’interprétation. La Fille du père Noël a été chanté en duo deux fois avec Lolo, cette dernière féminisant à la volée sa partie du couplet, mais sans qu’on ait pu le réviser depuis trois semaines. Le Cochon a été raccourci, puis rétabli dans son format d’origine, puis amputé à nouveau d’un couplet sans que chacun sache très bien quelle était la version finale. Chuppa Chups parait réglé mais souffre d’une pratique peu approfondie. Everybody Needs Somebody est sans doute le morceau qui a bénéficié de la plus grande préparation, on l’a interprété de nombreuse fois. Mais sa structure très complexe, ses deux parties parlées, nécessitent une grande précision dont je ne suis pas certains que nous soyons capables. Brown Sugar, assez récent dans notre répertoire parait plus abordable mais peut nous causer quelques surprises, d’autant qu’on peine à retrouver les accords du riff d’introduction. C’est en définitive Sweet Home Chicago qui m’inspire le moins d’inquiétude et ça tombe bien : c’est par lui que débute notre show ! Dans l’ensemble, « techniquement » chacun est supposé connaître sa partie, mais il y a des subtilités dont je ne suis pas sûr que l’un où l’autre se souvienne : les duos voix/guitare, ou voix/batterie, l’emplacement de certains breaks, des interventions dans les chœurs, le nombre exact de couplets avant le refrain. En fait seuls Lolo et moi avons des indications à peu près correctes sur nos livrets. Les autres doivent s’en remettre à leur mémoire. On sait les tours qu’elle peut jouer dans un contexte de stress, d’apprentissage défaillant des morceaux et d’automatismes approximatifs.

D’ailleurs ça ne loupe pas : nous recommençons sept fois le « titre facile » Chicago avant de sortir une version potable. Je suis dans un tel état d’énervement que je me plante à plusieurs reprises dans l’enchaînement couplet /refrain. Pendant que les guitaristes « désaccordent » leur instrument pour Bronwn Sugar, je pars m’isoler. Depuis mon arrivée je n’arrive pas à me détendre, ma sociabilité réduite au minimum syndical, crispé, déconnecté, absent, la tête remplie de bribes de refrains et de couplets qui se télescopent comme les boules de billard qui éclatent sous le coup de queue initial et rebondissent dans un mouvement brownien sur les bandes. Je n’arrive plus à communiquer, je suis tétanisé, en état de prostration, replié dans ma bulle, tentant de faire le vide et de décompresser en fumant une cigarette pour évacuer la panique qui me gagne. Le trac ? Non, la lucidité. Je n’ai jamais eu de véritable trac. J’aime me produire sur scène. Mais notre niveau d’impréparation est tel que j’ai la certitude que cette fois ça ne passera pas. Pierrot me rassure : « Pas d’inquiétude : ça passe toujours, et puis on joue devant les amis, y’a pas de pression ». Là-dessus nous poursuivons par Chicago et notre guitariste-solo casse une corde. On embraye avec Brown Sugar… Je me décompose à mesure qu’on l’exécute : jamais la devise des UFR « On n’est pas prêts » n’a été aussi vraie !

Il est 18 heures. La répétition a été peu encourageante à ce stade et il reste surtout Hit The road que nous n’avons pas abordé « en conditions réelles » et en formation complète depuis trois semaines. D’ailleurs je suis admiratif de notre pianiste, qui n’a pas bénéficié des dernières répètes pour diverses raisons, et qui semble traverser cette épreuve avec une maîtrise qui me soulage. Certains musiciens doivent rentrer : Le Carré pour se changer et ramener Marie-Françoise, Pierrot pour récupérer une corde neuve. Poun doit remplir ses obligations d’hôte : le gros des invités arrive à vingt heures. Pendant ce temps notre guest star le KreaX débarque et installe son imposant matos : à lui tout seul il est capable de pallier la défection de n’importe lequel d’entre nous ! J’erre ici et là, une crampe d’angoisse au fond des tripes. Heureusement le moral de Christian est toujours himalayen : il dégote une bouteille de Casa et nous en sert deux verres sous l’œil attentif du KreaX qui surveille nos consommations. Doucement l’anis alcoolisé produit son effet émollient : de toute façon, pensai-je, les dés sont jetés, à partir de maintenant ça passe ou ça casse. Je m’installe dans mon fauteuil à la toile synthétique couleur fraise tagada et je contemple avec un détachement fataliste la tranquille agitation féminine qui préside aux derniers préparatifs.

Nous avons juste le temps de travailler à l’arrache Hit The Road, que déjà les premiers invités arrivent. Poun avait dit que le concert commencerait à 20 heures afin de ne pas trop gêner les voisins, alors tout le monde débarque un quart d’heure avant pour ne pas manquer le début. Cette petite foule qui se constitue, percole à travers la gigantesque esplanade dallée des R. puis se déverse au bord de la piscine devant le bar de la cuisine d’été qui constitue un barrage naturel à leur progression. Ces convives sont un dérivatif salutaire à mes questionnements. J’accueille et me joins à eux, salue et discute, et imperceptiblement me détend, un dernier verre à la main. Les conversations s’installent, ça discute, ca pérore, ça complote en petits groupes qui se font et se défont en une chorégraphie complexe, on s’interpelle, on s’invective, on salue des retrouvailles. Les rires, les claquements de mains, les blagues et les bons mots, les verres qui trinquent, les regards qui s’échangent, les derniers potins constituent un aimable brouhaha qui me rassérène. Entre deux tapenades, la bouche encore pleine d’un canapé à la brandade, nous vérifions que le matos est toujours opérationnel alors que le soleil s’est couché derrière la colline que les ombres s’agrandissent et plongent la gigantesque scène de Ritchwood Hall dans un crépuscule florentin.

Quelques accords de guitare, un roulement de caisse claire, la basse qui vibre sourdement au tempo de cette dernière, les trilles du clavier : « Tout le monde est là ou quoi ? », cette musique informelle fait un contrepoint aux conversations, s’installe, diffuse dans la foule qui imperceptiblement devient un public. L’attention se tourne vers nous : « Si nous étions les Beatles », introduis-je après avoir égrené en un slam syncopé le premier couplet de Help, « nous vous convierions dans notre Magic Bus pour un Magical Mystery Tour. Les arrêts en seraient tout au long de ce voyage, les titres des chansons que nous allons vous proposer, dont plus de la moitié sont inédits à notre répertoire à ce jour. Famille, amis, nous avons tenus à vous en réserver la primeur, en remerciant pas avance nos hôtes, Catou et Poun qui nous invitent ce soir. Voyez cette soirée comme un laboratoire dans lequel les UFR vont expérimenter leurs nouveaux morceaux, que ce soient des compos ou des reprises. J’espère que vous serez indulgents et surtout: I hope you will enjoy the show ! ». C’est parti : the Show must go on !

Les premiers titres s’enchaînent de manière fluide, ça roule bien, tout le monde semble concentré, malgré quelques petites imperfections. Je me sens à l’aise à mesure que le spectacle s’installe. Je reprends confiance. Chicago imprime son rythme à notre entame et achève de rassembler les gens devant nous. La terrasse est très grande et je déplore un peu la distance qui nous sépare du public, mais ce dernier réagit bien. Le solide Proud Mary permet à tous de s’installer et de préparer un Ray Charles de très bonne facture compte-tenu des incertitudes que j’avais à son sujet. J’apprécie beaucoup les rauques invectives de Pierrot sur le deuxième couplet « don’t care if you do cause it’s understood, you ain’t got no money you just aint no good ! » que nous avions répétées à l’arrache entre deux bouchées de tapas quelques minutes plus tôt. Docteur B. sort plutôt pas mal et Lolalolo campe une Fille du père Noël irréprochable sur le titre éponyme. On déplore cependant qu’elle ne projette pas assez sa voix malgré un réglage maximum de son micro. Chuppa Chups qui débute sur le gimmick en forme de loop de Jésou est assez incertain dans le final qui flotte un tantinet et nous oblige malgré notre feuille de route et avec l’assentiment du public à poursuivre avec un Brown Sugar hélas perfectible.

Nous comprenons qu’il est temps de faire une pause et invitons l’assistance à se remettre de ses émotions autour des copieux buffets dont certains plats ont été fournis par Thomas D. Le bilan de cette première partie est somme-toute positif, nous nous accordons une ou deux boissons alors que la nuit installe son manteau scintillant sur la douceur des collines caressées désormais par une brise tout à fait raisonnable.

Après Juke Box, J’apprécie Alabama, lors de la reprise qui est enlevé et dont nous respectons l’architecture. Whatever constitue une formalité, qui me permet toutefois quelques fantaisies gesticulatoires et introduit le Cochon que nous massacrons avec beaucoup de professionnalisme sur la fin : je continue le dernier couplet a capela pendant que le reste de la bande pédale pour me rattraper. Je le savais qu’ils oublieraient le dernier couplet ! Les trois derniers titres du programme officiel s’enchaînent sans problème majeur ; ils sont rodés et ne comportent plus de surprises. Je présente les musiciens sur Caroline dont je me débrouille, emporté par l’action, pour massacrer le couplet de reprise, mais là les automatismes fonctionnent et les musiciens rattrapent le coup sans trop de dégâts. Je me rattrape sur Bête de Scène : je lâche les chevaux sans plus de retenue et me permets même une petite roulade sur le sol pour justifier ma réputation.

C’est la fin de notre show, mais le public ne l’entend pas de cette oreille et réclame des prolongations. Nous accédons à la demande des aficionados du groupe en offrant Eclosong qui est repris par une partie de l’assemblée, mais nous butons inexplicablement sur Jumping Jack Flash. C’est la « chanson de trop », processus bien ancré dans l’histoire des Undertakers, sous-produit de notre enthousiasme et notre désir d’en faire plus, qui est comme une malédiction qui gangrène nos concerts depuis nos débuts.

Après les derniers remerciements, je prends congés du public qui nous fait une ovation et se disperse vers les buffets. Je suis abordé par plusieurs personnes, Bernard R. Valérie et Alain J., Domi U., Philou D. Alex et Sophie V., Anne-Marie G., qui tous m’indiquent que nos progrès sont notables. Technique et Maîtrise progressent, le son est bon, assez équilibré bien que certains chœurs soient encore inaudibles. Pour ma part je reçois plusieurs satisfecit, de la part des plus exigeants, concernant mes progrès vocaux.

Je prends acte de tous ces commentaires positifs, et malgré un concert qui ne fut pas toujours aussi propre et carré que nous l’aurions souhaité, je retire une grande satisfaction de notre prestation. Le challenge était de taille : avec un niveau de préparation assez faible nous avons su présenter un programme dans lequel jamais auparavant nous n’avions introduit autant de nouveautés. Ca nous a permis de tester tous ces titres en publics et ainsi de pointer les accidents de notre terrain musical qui encore nous barrent le chemin de la perfection.

Au hasard des rencontres je me retrouve avec le petit groupe de mon fils Nicolas et de ses deux amis Jérôme et Cat. On fume tranquillement une cigarette et je me désaltère au verre de punch de celui que ses amis surnomment Bitou. "Ça fait du bien de boire un peu, appréciai-je, en plus ce punch de Pascou est parfait, pas trop alcoolisé, pas trop sucré.. Nicolas approuve et poursuit : "Papa, on se régale à votre soirée, le concert est juste super, le son était excellent, c'était vraiment top. Moi j'aime ce genre de soirée, vous savez vous amuser, les vieux, et pourtant je suis spécialiste de la fête : Je suis un épicurien ! Cat le corrige gentiment : "Bitou, je crois que tu es plutôt un hédoniste ! "C'est quoi la différence ? questionne Nico. "L'épicurien recherche la modération dans le plaisir, l'hédoniste vise à multiplier les expériences de plaisirs répond Cat, qui poursuit ; de toute façon l'important c'est d'atteindre l'ataraxie... Là : un blanc. les trois mecs se regardent, guettant une lueur de compréhension dans le regard de l'autre. Je me jette à l'eau : "Et euh.... rappelle moi déjà, c'est quoi l'ataraxie ? Cat énonce, sur le ton de l'évidence, avec infiniment de douceur : "l'ataraxie, c'est l'absence du trouble de l'âme ! Pause. le concept fait son chemin dans mon esprit vacant : "Dire que j'ai dû attendre 54 ans pour trouver un sens à ma vie : alors là Cat, je suis scotché ! je ne m'attendais pas à prendre un cours de philo dans une soirée de Poun. Par devers moi, tout en sirotant mon punch, je pense qu'en début de soirée j'étais à des parsecs de l'ataraxie, et qu'au contraire j'aurais bien pris un ou deux atarax ! En somme, Ataraxie : No ! Atarax : Si !
Mais le chemin de la soirée passe désormais par la décontraction ; nous pouvons sans retenue participer à la fête, dont on doit rappeler qu'elle commémore l'anniversaire de la naissance de notre UltraBassiste. Ce dernier est d'ailleurs gâté par ses invités et il remercie chaleureusement l'assemblée au cours d'une brève allocution dont je ne me souviens plus de la teneur mais qui doit certainement souligner combien il nous aime tous et ce genre de chose dans le contexte de cette réunion de tous ici, ce soir, selon les termes chers à notre ami.
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 Pendant que nous nous restaurons nos amis Kreax, Myriam la sœur de P. et Laurence T. entament un bœuf sous le tempo du Carré. Chacun écrit sa ligne rythmique et musicale dans une improvisation joyeuse mais harmonique, et me joignant à eux je pose quelques paroles sur leurs impros. Cependant l’heure tardive conduit Catou à sonner la fin de la récréation : il faut couper les amplis pour soulager les voisins.

Cela n’empêche nullement Myriam de poursuivre à la guitare acoustique, avec Lolalolo : Mon attention est attirée par une superbe interprétation de "Sacco &Vanzetti" en harmonie (Joan Baez). Nous nous joignons à elles progressivement pour parcourir le répertoire français et anglo-saxon des cinquante dernières années chacun essayant de s'insérer harmonieusement dans les nappes musicales de notre troubadour féminine. La soirée devient plus intimiste à mesure que les convives quittent le pont des artistes. Elle se termine dans la cuisine d’été, autour du bar, accompagnée de quelques tequilas frappées et d’un Knockando 18 ans d’âge sur fond de Fugain, Brassens, des Beatles, Polnareff et consorts, ponctués avec régularité par les « libertad » proférés sur des accents passionnés par notre Leader rebelle, interjections qui traduisent à la perfection l’esprit de ce Family Tour deuxième édition dont on espère que ce ne sera pas le dernier opus tant on a hâte de renouveler ce genre d’évènement, surtout dans sa partie finale.